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A tout hasard...

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15 juillet 2026

mercredi 15 Juillet 2026

Convalescence

Il est 8h40, j’ai tout refermé. La nuit n’a pas rafraîchi la maison, il fait 28°5, plus encore à l’étage, je viens d’activer la clim, celle du rez-de-chaussée seulement, en haut je renonce…

Je dors à la cave avec la voiture et le chat. Elle n’est plus fraîche, elle non plus, mais ça ira.

Je descends aux abris, à la guerre comme à la guerre !

Une année a passé depuis mon dernier billet de blog que j’avais intitulé : « je me bats, je me bats, je me bats ! » (C’est pas de moi, c’est une réplique de Cyrano de Bergerac, dans la dernière scène, celle de sa mort).

Je voulais rester légère, désinvolte, donner le change devant l’adversité (avoir du panache ?).

L’adversité du moment c’était la canicule de 2025, mais pas seulement, d’autres évènements et sujets d’inquiétude plus personnels me taraudaient, que je n’ai pas pu évacuer par l’écriture ...

Un an plus tard la revoici la canicule, en pire !

Pour le reste, je m’adapte, je laisse décanter, je ne me bats plus… 

Je suis convalescente.

 

 

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3 juillet 2025

Jeudi 3 juillet 2025

Je me bats, je me bats, je me bats !

Mon combat a commencé mardi, je ne pouvais pas rester les bras ballants puisque cette satanée canicule s’éternise, je n’avais que trop tardé…

Depuis je lutte de pied ferme contre les assauts du soleil sur mon jardin, je veux sauver le soldat Fatsia japonica que ses grandes feuilles exposent largement à sa morsure, je veux protéger coûte que coûte les tendres feuilles de l’avocatier que je n’avais pas su protéger du gel cet hiver… j’ai réagi à temps pour mettre aux abris l’érable du Japon, ses feuilles que l’astre du jour se pourléchait à lécher de sa langue de feu s’étaient déjà toutes racornies

Je ne peux me résoudre à voir les hortensias détruits au lance-flammes.

Je suis sur tous les fronts. Tout ce qui est en pot, je le déplace, les plus vulnérables rejoignent le camp de retranchement, à l’ombre (chaude) de la pergola. L’ennemi est mobile, je dois l’être aussi.

J’utilise la lance à eau, le soir à la nuit tombée ou aux premières heures du matin quand l’ennemi est encore au repos.

Mais c’est durant une trêve pour reprendre des forces, dans mon camp de base, au frais et dans l’obscurité de ma caserne que j’ai affiné ma stratégie de combat :

En tombant par hasard sur une vidéo facebook qui montrait des japonais en train de déployer d’immenses toiles d’ombrage au-dessus de lieux publics (ici on les ferme), j’ai décidé de m’inspirer de leur tactique militaire.

J’ai fourbi mes armes, j’ai sorti la grosse artillerie :

  • Mes deux parasols, des vieux rideaux, des draps de bain, des pinces à linge, des gros cailloux, des briques, des piquets…

J’ai créé quelques zones d’ombrage de bric et de broc, quelques IFU à ma façon pour sauver au moins quelques-unes des plantes de mon jardin.

Je suis partout sur le champ de bataille, j’anticipe, je mouille les tentures, je consolide, je retends, je réoriente, je redresse, je déplace : je me bats, je me bats, je me bats !

Cathy m’a appelée dans l’après-midi elle voulait savoir ce que je faisais avec un cagnard pareil. Je lui ai décrit mon dispositif de lutte contre la canicule.

«  Eh bé, il doit avoir une drôle de gueule ton jardin, tes voisins doivent te trouver bizarre ! »

« Oh, tu sais, à part moi, y’a pas grand monde dehors et puis je m’en fous que ça ressemble à une ZAD chez moi si c’est efficace ! ».

Et ça l’est ! Preuves (photos ci-jointes) à l’appui : l’avocatier, le Fatsia japonica, les hortensias du jardin N°5 s’en sortent presque indemnes !

Françoise aussi m’a appelée pour me demander si je voulais l’accompagner chez Olivier arroser sa pelouse et nous rafraîchir dans sa mini piscine par la même occasion…

Elle aussi trouve mon obsession jardinière pathologique :

« Se rendre esclave d’un jardin, non merci bien ! »

« De toute façon il faut se rendre à l’évidence, avec le réchauffement climatique il ne faudra planter que des essences tropicales, et comme je n’aime pas du tout la flore méditerranéenne… ».

«  Oui mais on est encore sous le régime des 4 saisons que je sache, qui nous dit qu’il n’y aura pas un hiver glacial, trop rude pour des plantes tropicales… ai-je pensé »

Ce n’est pas le moment de déserter, j’ai presque gagné la bataille puisque la fin de la canicule est annoncée pour ce week-end…

Mais je n’ai pas gagné la guerre, j’en suis bien consciente, l’été vient à peine de commencer…

La mort dans l’âme je devrai peut-être finir par accepter de capituler devant l’ennemi…  

 

 

7 mai 2025

Mercredi 7 mai 2025

 

                                                                                              *

Sans titre

Un de mes blogueurs est mort.

Le 1er mai.

Ses obsèques ont eu lieu aujourd'hui, mercredi 7 mai.

Je me doutais bien que quelque chose "d'anormal" s'était passé… Sur le blog mère il ne publiait plus d'articles depuis le 5 mars, ses lecteurs- commentateurs manifestaient de l'inquiétude…

Cependant, le 1er avril, pas de farce de sa part : son journal du mois de mars était bien publié, en temps voulu, comme tous les mois depuis de nombreuses années : 2009 (j'ai regardé dans les archives, moi je l'ai découvert beaucoup plus tard, en 2018 ou 19 je crois…).

Il y parlait toujours autant de ses lectures, de sa vie quotidienne, de son épouse Catherine, des Maigret qu'ils regardaient ensemble à la tv les soirs de ce mois de mars 2025, de Charlus et Petit Loup, très peu de la météo pour une fois (je vous taquine M.Goux !) et beaucoup de ses soucis de santé et examens divers et variés qui semblaient s'être multipliés depuis peu…

Toujours aussi bien écrit, plein d'esprit, de sensibilité, de délicatesse même, il y était plus indulgent que d'habitude, moins radical il m'a semblé…

Il n'était pas mécontent de la phrase qu'il avait trouvée pour annoncer son journal sur son blog :" En mars, c'était mon anniversaire. Ce fut aussi ma fête …"

Son sens de l'humour est resté présent jusqu'à la dernière phrase de son journal.

Et son ultime pirouette aura été de mourir le jour où aurait dû paraître son journal d'Avril qu'il n'a pas pu écrire : trop fort !

Adieu M.Goux.

 

Un extrait de son journal de mars 2025 :

Vendredi 21 , Deux heures. Catherine dort sur le canapé en face de moi; Charlus dort lové à ses pieds; et sur le fauteuil danois, Petit Loup dort en rond. Durant quelques secondes, j'ai eu l'impression d'être, dans cette maison saturée de silence, le dernier vivant.

Didier Goux (1956-2025)

 Mon lilas aussi est mort ce printemps, il n'a eu ni feuilles ni fleurs

 

28 mars 2025

Vendredi 28 mars 2025

Rencontre imprévue

Je l’ai rencontré sur l’Avenue Etienne-Billières, je descendais vers Saint-Cyprien, il remontait vers la Patte d’Oie.

Je n’avais pas revu P. depuis plus de 20 ans, nous étions sur le même trottoir.

Quand je l’ai croisé j’ai eu la certitude que c’était lui, je me suis retournée et je l’ai interpellé, sans hésiter : « Pierre ? ».

C’était bien lui.

Tout s’est passé très vite, un échange de regards ébahis, une accolade furtive, des phrases, des mots, des questions qui jaillissent de ma bouche, de la sienne,  des réponses …

Il est impassible, je suis animée.

Quelle coïncidence! Qu’est-ce qu’on faisait là dans ce quartier de Toulouse, lui et moi, vendredi  14 mars aux alentours de 13h ?

Moi je viens passer un examen pour le cœur à Pasteur, lui il travaille dans un parc privé dans le coin, il élague des arbres, il vient de déjeuner, il y retourne.

Je dis que je suis contente de le revoir, de l’avoir reconnu, comme ça, après tout ce temps, je dis que je viens d’avoir 67 ans début mars, il le sait : « on a le même âge », il le dit, il ajoute qu’il n’a pas fait attention à moi, il ne m’a pas vue, il était perdu dans ses pensées… Je pense à mes cheveux, blancs…

On s’est tout dit en moins de 30 minutes, debout, dans la rue, à l’arrêt, face à face puis côte à côte en marchant pour revenir ensemble vers la place de la Patte d’Oie, lui vers son lieu de travail, moi vers la Clinique Pasteur.

On s’est raconté toutes les choses de la vie qui nous sont arrivées depuis presque 25 ans de ponts coupés, on a évoqué les éléments principaux de notre vie présente… on  a évoqué tous ceux qu’on a fréquentés durant notre folle jeunesse, aimés, perdus de vue ou fuis…

Au niveau du métro Patte d'Oie, je regarde l’heure, je redis ma joie sincère de l’avoir revu, je l’embrasse et je m’éloigne aussitôt sans me retourner dans mon trench rouge.

Je repense  au surnom qu’un copain de l’époque lui avait donné : « Robin des boîtes ».

 

Tout le reste était prévu : le parking réservé pour ma voiture de 13h15 à 18h30, la convocation à 14h10 pour la scintigraphie cardiaque et le test d’effort, la possibilité de sortir prendre une collation entre les deux parties de l’examen, la rencontre avec Paule, mon ex-voisine du Mirail, dans la cafétéria de Pasteur durant ce laps de temps.

Tout s’est passé comme prévu, je suis sortie rassurée de la clinique PASTEUR, avec de bons résultats au test MIBI : pas de trouble cardiaque, pas d’artères bouchées…

Il était 18h20 à peine quand je quittais Toulouse pour retourner chez moi, dans le Tarn, Pierre lui aussi avait dû retourner chez lui en Ariège.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20 février 2025

Mardi 25 février 2025

Mal au cœur

En janvier ça n’allait pas du tout, j’avais mal au cœur, j’ai fini par réagir...J’ai donc débuté le mois de février par un RDV chez mon médecin, suivi le jour  même, de mon premier RDV chez un des deux cardiologues de proximité.

Mon médecin généraliste, c’était celui de maman, c’est aussi celui de mon frère P. et de ma belle-sœur. Depuis qu’il m’a acceptée comme patiente, quelque temps avant le décès de maman, il ne me voit pas souvent en consultation.

C'est un médecin compétent et pédagogue mais assez froid, peu loquace, très cartésien, peu sensible aux confidences ou aux jérémiades, j’ai constaté qu’il n’aime pas beaucoup prescrire des médicaments ni des examens quand c’est évitable, certains lui en font reproche, moi ça me va finalement.

Je lui ai dit que j’étais stressée, que je dormais mal, que j’avais des palpitations et depuis peu, une douleur inconnue, fugace, qui me serre quelquefois la poitrine, au repos…

Il m’a examinée : cœur, tension, pouls, poids… n’a rien détecté d’inquiétant sur le plan cardiaque. Pas d’essoufflement inhabituel ? De chevilles gonflées ? De fatigue excessive ?

Evidemment, il m’a demandé pourquoi j’étais stressée et si je me sentais dépressive.

J’ai répondu que l’anxiété c’était un peu une « marque de fabrique » chez moi, une hérédité familiale aussi…J’ai évoqué succinctement quelques-uns des soucis du moment (pas tous), la maison des parents dont il faut se séparer: "ça nous fait mal au cœur, surtout à mon frère P." (D’ailleurs lui aussi a eu droit à un bilan cardiologique dernièrement, ai-je pensé…)

"Mais c’est surtout mon frère J. qui me préoccupe en ce moment "

Il ne connaissait pas son existence apparemment. Je lui ai raconté à grands traits le parcours médical en neurochirurgie de mon frère cadet, que je connais par cœur,  avec les conséquences psychiques et relationnelles que cela avait pu entraîner dans sa vie d’adolescent … 

" Il souffrait d’hydrocéphalie" a résumé laconiquement le docteur G.

 " Mais… quel âge a-t-il maintenant ?" a-t-il ajouté.

J'ai senti à sa dernière question qu'il était temps que je revienne sur mon propre cas, je ne lui ai donc pas parlé (comme j'avais prévu de le faire) du traitement que J. semble (bien?) suivre : un antipsychotique et un anxiolytique , je n'ai pas non plus parlé du contact que sa chef de service a pris avec moi à son sujet, ni du mail  prêt à être envoyé à son médecin en cas de souci majeur …

A propos de mon hypothétique état dépressif, je lui ai affirmé que je parvenais à évacuer mes angoisses, à me changer les idées grâce à mes relations amicales, à la randonnée, au Qi Gong, au jardinage ETC…

"Mon problème c'est surtout l'insomnie chronique…"

Il m'a tout de même prescrit un anxiolytique léger, sans que je lui en fasse la demande : en traitement de courte durée et en cas de besoin ressenti puisque l'homéopathie ne suffit pas.

Il m’a remis une lettre (il n'a pas eu le choix) pour le Docteur E., le cardiologue .

« Il va vous envoyer à Pasteur »

Ce brave Docteur E., chez qui j’avais RDV en suivant, à 18h30, m’a fait entrer dans son antre à 20h (son bureau ressemble à une grotte sombre), tout en parlant de mes parents dont il a "sondé" le cœur, il a jeté négligemment un œil sur la lettre du Docteur G. qui a rejoint aussitôt l'avalanche de papiers sur son bureau, m’a invitée à rejoindre la table d’échocardiographie dans la pièce noire attenante.

Plié en deux, se déplaçant à l'aide d'une canne, avec une lenteur de tortue, il m’a rejoint et a procédé à l’examen de mon muscle cardiaque qui « fonctionne parfaitement » a-t-il  fini par déclarer .

« Je vais quand même vous envoyer à Pasteur faire un test MIBI* »

« C'est vraiment nécessaire docteur ? ça va encore me stresser ! »

Le rendez-vous est pris pour le 14 mars.

 

*L’imagerie de perfusion myocardique (MIBI), également connue sous le nom d’épreuve de stress nucléaire, évalue le flux sanguin vers le cœur au repos et sous stress. Examen destiné à donner une évaluation plus complète de la présence d’une maladie cardiovasculaire (MCV).

 

 

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31 janvier 2025

Vendredi 31 janvier 2025

Message de service

 

Il n’y aura pas de billet au mois de janvier 2025.

Je me fais faux bond. C'est préférable.

Je dépose quelques photos pour donner quelque chose à voir.

Manège
couple rouge
mon coiffeur
Tonight
Lac du MonteAgnès

 

Escalier pierre
ombre plage

 

28 décembre 2024

mardi 31 décembre 2024

Noël 2024 : joli conte rendu*

Du plus loin que je me souvienne, Noël s’est toujours passé en famille, avec nos parents …

Ça commençait comme ça…

En fait vous ne l’aurez pas ce compte-rendu, il a disparu, je pensais l’avoir enregistré dans les brouillons, il n’y était pas…

Tant pis, c'est pas grave, reste le titre et la photo d’illustration que je conserve malgré tout.

Finalement, c’est pas plus mal, c’est tellement bateau comme sujet, j’y parlais de ma famille, des Noëls de mon enfance, de ceux de l’âge adulte, des derniers Noëls 2022 et 2023, à cause des bouleversements dans l’organisation jusque-là immuable de cette fête familiale.

C'était trop long, arrivée au Noël qui nous intéresse, 2024, je n’avais plus grand chose à raconter, j’étais déjà lassée du sujet et en me relisant je trouvais ça barbant et prétentieux …

L’essentiel n’étant-il pas au bout du compte d’écrire tout simplement que, contre toute attente, tout s’est plutôt miraculeusement bien passé cette année ?

Il faut dire que je m’étais conditionnée à mort, dès le début de la période de l’Avent, pour bien me mettre dans l’esprit de Noël puisque ça se passait chez moi. Depuis le décès de maman, je suis devenue la grande prêtresse du Noël familial, j’en ai bien peur…

Contrairement à G**., qui dézingue Noël avec brio dans son blog, je voulais sauver la petite lumière qui brûle encore en moi.

Elle vacille un peu, certes, mais je ne veux pas la laisser s’éteindre…

En mémoire de mes pauvres parents, pour empêcher le délitement complet de tout ? Pour maintenir les liens avec mes frères, mes neveux ? Pour le petit Jésus ? Par tradition ? Par conformisme? Pour l'esprit (es-tu là? Oui !) de Noël ?

 

* ironie du sort, le conte ne sera pas rendu

** G. est un blogueur qui m'intéresse même si je ne comprends pas tout.

29 novembre 2024

vendredi 29 novembre 2024

 

Florence B.

Ce soir je vais dîner dans un restau japonais qui vient d’ouvrir dans ma petite ville qui n’a jamais connu ce genre d’établissement. J’y vais avec F. et Florence B., une nouvelle camarade de randonnée. Elles ne se connaissent pas encore. En écrivant je viens de remarquer qu'elles ont les mêmes initiales.

Florence a un an de moins que moi (5 de plus que F.),  elle est à la retraite depuis janvier. Elle a quitté l’agglomération de Toulouse pour revenir à M., où elle réside chez sa mère de plus de 90 ans, en attendant la livraison pour le mois de juin de son appartement acheté sur plan, à S., une ville portuaire du sud, en Méditerranée.

Elle est célibataire sans enfant comme moi. Je sais tout ça depuis la rando du jeudi 14 novembre, sans doute lui avais-je posé des questions ? Sans être indiscrète je suis curieuse de la vie (l’avis aussi) des autres, en retour je réponds volontiers aux questions qu’on me pose sur la mienne, je ne suis pas mystérieuse.

Elle est très sociable, d'ailleurs elle n'a pas discuté qu'avec moi durant la balade.  Elle semble avide de nouvelles rencontres, participe à de nombreuses activités de loisirs, va régulièrement au cinéma…

Florence m'a confié qu'elle redoutait le vide après sa vie professionnelle trépidante.

Elle m'a déjà proposé de l'accompagner au cinéma, j'ai accepté. C'est encore elle qui a proposé d'aller essayer ce restaurant japonais. Je lui ai répondu que, F. et moi, avions justement l'intention d'y aller un de ces jours...

Hier, après la belle randonnée sous un soleil radieux dans une forêt flamboyante, elle m'attendait sur le parking , au retour , pour programmer cette sortie restau ce soir si cela nous convenait , à F. et à moi ...

"O.K pour vendredi soir" a dit F.  Elle a regardé les tarifs sur le site, elle ne veut pas dépenser trop, " 20 à 25 euros max",  because, a-t-elle ajouté, il va y avoir Noël et qu'elle retourne au restau jeudi midi prochain avec ses " nouveaux amis"

Florence s'est occupée de la réservation. Elle passe me chercher chez moi, on retrouve F.  au Japan Roll.

Florence va arriver, je relis vite fait et je publie cette anecdote, faute de mieux.

C'était ça ou rien, demain je n'aurai certainement pas le temps d'écrire. 

 

 

 

 

 

 

 

 

31 octobre 2024

Jeudi 31 octobre 2024

 

Le jardin N°4*

Depuis le début je l’appelle «mon jardin japonais» à cause du Fatsia japonica qui était déjà là quand je suis arrivée, et aussi à cause de sa forme en longueur qui m’a aussitôt donné l’idée de créer un chemin avec des pas japonais pour faire des allers-retours entre la partie plus étroite et la partie renflée.

Mais les pas japonais du commerce sont très vilains, tous pareils et affreusement chers !

L’année dernière, au cours d’une randonnée dans la montagne Noire, j’avais trouvé mieux : des pierres plates aux reflets bruns, or et argent, de tailles et de formes irrégulières.

J’en avais prélevé trois que j’avais trimbalées dans mon sac à dos en attendant d’organiser une expédition discrète avec la voiture pour en charger une bonne vingtaine de plus…

Depuis, plus rien, l’expédition n’a pas eu lieu…

Il est vrai que j’ai investi en priorité le jardin N° 1, le plus grand, celui qui devait accueillir « mes arbres », le jardin japonais est un peu resté en stand-by pendant ce temps…

Cependant, la semaine dernière, en parcourant le magnifique et immense jardin de C. et A., celui-ci est revenu au premier plan.

Dans leur parc, nous nous étions arrêtés devant un grand pin qu’ils ont entrepris de tailler en nuage, selon la technique du Niwaki m’a expliqué A. : «  Tu sais… comme pour les bonzaïs »

C’est à ce moment-là que je leur ai parlé d’un de mes 5 bouts de jardin, le N°4, que j’aimerais bien japoniser un peu…

A., qui semble très experte, m’a alors posé quelques questions sur l’exposition de celui-ci, l’aspect et la nature de son sol et de sa terre …

-  " A  part le Fatsia japonica qui est bien dans le thème, voyons, dis-moi ce qu’il y a comme autres plantes dans ce jardin ? " 

-" 2 hortensias, 4 Azalées, deux groupes de pivoines, 1 jasmin étoilé, 1 rhododendron, 2 rosiers, des œillets, et autour d'une auge en pierre dans laquelle j'avais planté des myosotis  et des soucis, une Véronique, un avocatier, le Fatsia japonica. Il y aussi un grand pot avec une sauge de Jérusalem, des arums, en bordure : des bulbes de jacinthes, des giroflées, voilà c'est tout, je crois que je n'ai rien oublié ! "

Finalement il n'y avait pas trop d'intrus à part l'avocatier que j'ai réussi à faire pousser à partir d'un noyau, les 2 rosiers, la Véronique, la sauge de Jérusalem, et quelques fleurs qui ne viennent pas d'Asie…

A. m'a suggéré de planter, en pot ou en terre, un érable du Japon pour le graphisme et sa couleur en automne, de créer un coin Zen avec des galets ou des ardoises, des mousses et des graminées par exemple. 

- "Quant aux fleurs tu peux planter des chrysanthèmes, des  bulbes de lis asiatiques aussi..."

- J’ai ajouté en levant les yeux vers le sommet de leur vieux pin que j’aimerais bien un conifère également, un peu tortueux, mais nain évidemment…"

 

En rentrant chez moi j’étais un peu dépitée, mon jardin est si jeune et moi si… impatiente.

Dès le lendemain pourtant je me suis ressaisie,  j’ai transplanté certaines plantes du jardin japonais.

Les œillets, bien que « du Japon », ainsi que la sauge de Jérusalem ont quitté le jardin N°4 pour le jardin N°2.

J’ai créé le coin zen à ma façon avec des paillettes d’ardoise, un vase bas en pierre très lourd pour le laîche argenté et des petits « coussins » ronds et moussus appelés Hebe.

J’ai arpenté toutes les jardineries du coin pour les conifères et l'érable que je planterai dans le grand pot de maman quand le chrysanthème (jaune), emblème du Japon et de la Toussaint sera fané.

 

*Le jardin1: "le presque carré", le jardin2: "le verger-potager", le jardin3 sous la pergola: "le jardin d'hiver", le jardin4: " le jardin japonais", le jardin5: " le petit Nord".   

 

25 septembre 2024

mercredi 25 septembre 2024

 

 

Le fil

Je suis sortie la première de la salle de cinéma, dès le début du générique de fin, la salle n’était pas encore rallumée…

J’étais talonnée par une autre spectatrice.

« Le fil* » était projeté dans la grande salle de l’Apollo, nous étions seulement quatre spectatrices à la séance de 18h30 hier soir.

La jeune femme qui me suivait m’a adressé la parole dès que nous avons franchi le dernier sas vers l’extérieur.

-« Je ne sais pas vous, mais moi, ce film m’a troublée, je ne m’attendais pas à un tel dénouement… »

Moi aussi j’en sortais assez perturbée, mais je l’étais déjà avant d’y entrer…

En allant voir un film de procès je savais que ça n’allait pas me détendre, mais je m’étais dit : « Autant soigner le mal par le mal ! ».

Nous avons fait un bout de route ensemble jusqu’à sa voiture puisque nous allions dans la même direction, moi j’étais à pied, marcher me fait du bien quand je suis stressée.

Elle en avait gros sur le cœur de s’être laissée avoir, elle en était toute contrariée, presque effarée…

« J’aime bien les histoires de procès, mais là, j’avoue que je n’ai rien vu venir !… »

Moi aussi je m’étais fait avoir par cette fin doublement déroutante mais comme j’ai tendance à « voir le mal partout », surtout en ce moment, je n’étais pas non plus abasourdie.

Nous avons encore échangé nos impressions sur le film, sur les acteurs, leur interprétation…

Je lui ai dit que cette année j’avais vu plusieurs films de procès, inspirés de faits divers.

J’ai parlé d’un film avec Auteuil, encore lui, et Emmanuelle Devos qui m’a beaucoup marqué, « Un silence », le titre m’est revenu in extremis…

Nous nous sommes souhaitées une bonne soirée.

«  On va essayer de penser à quelque chose de plus léger ! » m’a-t-elle lancé avant de monter dans sa voiture.

 Finalement, moi, au contraire, c'est peut-être du lourd qu'il me faut pour me détourner de mes soucis personnels, pour relativiser ?

Il était 20h30, la nuit était tombée, grâce à ce film dérangeant, à cette rencontre, je me sentais un peu moins oppressée en rentrant chez moi.

 

«Un récit aussi incroyable que glaçant»: la véritable histoire derrière Le Fil, le dernier film de Daniel Auteuil (lefigaro.fr)

 

 

 

 

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